Vision idyllique de l’Oasis, lieu de vie.

Une Oasis fait partie de la grande famille des Eco-lieux.

On définit un éco-lieu, comme un lieu expérimentant des solutions de transition sociétale, basées sur le respect de l’Humain et de la Nature.

Parmi ces éco-lieux, les Oasis expérimentent une vision systémique qui met en lien plusieurs axes jugés interdépendants.

Pour cela, une oasis se construit autour de cinq principes fondamentaux (définis par les Colibris), cinq leviers de changement individuel et collectif.

Agriculture et autonomie alimentaire

L’agriculture vivrière de proximité permet de tendre vers l’autonomie alimentaire de manière écologique par l’intégration harmonieuse de l’activité agricole à l’environnement. Elle peut offrir un support d’activités conviviales de transmission et de partage de savoir-faire et de savoir-être. Il est nécessaire qu’une oasis développe des actions spécifiques pour produire une partie de sa nourriture de façon écologique : potager biologique partagé au sein de l’oasis, installation d’un producteur sur ses terres, relation directe et soutenue avec un producteur local pour l’approvisionnement de la majeure partie des aliments…

Éco-construction et sobriété énergétique

Nos habitats et le confort de nos modes de vie ont un coût important en énergie et en eau. Les matériaux de construction sont bien souvent toxiques et nécessitent une énergie grise considérable. Une oasis cherche à diminuer l’empreinte de son habitatpar la création de lieux de vie en harmonie avec le paysage, pensés pour réduire la consommation en énergie non renouvelable et en eau (phytoépuration, énergies solaires ou éoliennes, collecte des eaux de pluie, conception bioclimatique, toilettes sèches…) et utiliser des matériaux naturels.

Mutualisation

L’une des causes des problèmes de la société occidentale (surconsommation, exclusion, misère…) est l’individualisme qui s’est installé au fil des décennies dans nos modes de vie. Une oasis reconnait qu’un nouvel équilibre est à inventer qui intègre le besoin individuel d’intimité et de souveraineté mais aussi la coopération, la cohésion et la solidarité que permettent des espaces et services collectifs. Les oasis intègrent des moyens de « faire et vivre ensemble », notamment la mise en commun de moyens, d’infrastructures d’accueil ou de partage, des jardins partagés…

Une gouvernance respectueuse

La gouvernance d’une oasis traduit l’accord que nous nous donnons pour cheminer ensemble et faire évoluer notre lieu de vie. Elle doit être claire et faciliter des relations humaines bienveillantes. Elle doit respecter les besoins du collectif comme la souveraineté de chacun.

L’accueil et l’ouverture sur le monde

La recherche d’autonomie d’une oasis ne doit en aucun cas être vue comme un repli sur soi. L’oasis contribue au dynamisme de son territoire local, est ouverte à celles et ceux qui cherchent un lieu d’expérimentation de modes de vie ressourçants, dans une volonté de partage, de convivialité et de transmission. Une oasis propose des formes d’accueil et d’éducation (permanentes ou temporaires, visites, ateliers, participation à des réseaux…) pour faire bénéficier le reste de la société de son expérience.

Aujourd’hui, il y a près de 1000 oasis et habitats participatifs en France, identifiées sur cette carte.

Source : https://www.colibris-lemouvement.org/projets/campagnes-precedentes/2014-2019-projet-oasis/quest-ce-quune-oasis

Laisser un commentaire