Le projet d’éco-hameau du Coq à l’Âme vise à expérimenter un moyen de vivre autrement, de façon indépendante des énergies fossiles, résiliente, avec un impact minimal sur la nature et sur base d’une organisation sociétale coopérative et solidaire. Ces nouveaux modes d’existence, que nous englobons ici sous le terme d’Autonomie Intégrée à l’Écosystème et au Territoire, sont encore en grande partie à inventer et nous souhaitons prendre part, à notre échelle, à ce mouvement.                            

Pour ce faire, notre souhait est de participer à des projets de recherche pour développer des solutions d’avenir, s’appuyant sur la synthèse de nos pratiques et connaissances. Ces méthodes englobent à la fois la dimension technique et humaine et visent à permettre l’autonomie de chacun, tout en s’intégrant au territoire et à l’écosystème global. Cela implique pour nous des techniques inspirées par la sobriété, auto-productibles, accessibles à tous (à la fois en terme de budget et de compétences), et qui s’inscrivent dans une économie circulaire (ressources renouvelables, sans déchet). Ces projets de recherche prendront la forme de Laboratoires Vivants (Living Labs), lieux de coopération entre chercheurs et utilisateurs, et seront pilotés par un Comité Scientifique, composé de personnalités émanant de diverses disciplines scientifiques et techniques. 

Partenaires de notre Comité scientifique

Présentation des structures partenaires

CSTB : Centre Scientifique et Technique du Bâtiment, a pour mission de garantir la qualité et la sécurité des bâtiments. Il rassemble pour cela des compétences pluridisciplinaires pour développer et partager les connaissances scientifiques et techniques déterminantes. Il accompagne les acteurs dans le cycle de l’innovation de l’idée au marché et dans la transformation du monde du bâtiment en lien avec les transitions environnementale, énergétique et numérique.

Villes pairs territoires pilotes de la transition. La question n’est pas pourquoi ; la question, dans la course contre la montre du dérèglement climatique, c’est comment. Comment impulser, conforter et généraliser un changement de trajectoire du mode de développement à l’échelle des territoires ? Comment déployer la transition écologique, économique et sociale dans nos modes de vie, nos modes de production, nos modes de pensée ? L’atelier Villes pairs, territoires pilotes de la transition est un des ateliers développé au sein de l’Institut Européen de l’Economie de la Fonctionnalité et de la Coopération.
L’Institut européen de l’Économie de la Fonctionnalité (IEF) et de la coopération est un organisme d’intermédiation dont l’objectif est de favoriser la coopération entre les acteurs publics, parapublics et privés engagés dans la démarche relevant de l’EFC et provenant de tous horizons: organisations, entreprises de toutes tailles, collectivités territoriales, consultants, chercheurs et toutes personnes intéressées par la transition écologique, économique et sociétale.

Réseau des territorialistes : Dans un monde présenté comme le théâtre d’une compétition globale sans merci où seuls réussissent les territoires les plus attractifs, les Métropoles,  nouveaux avatars du progrès moderniste, incarneraient le modèle de développement le plus abouti, conciliant qualité des espaces de vie, exigences de performance, ainsi que rayonnement culturel.
Critique radicale et contre-proposition étayée à cette vision héritée de la pensée productiviste de l’aménagement du territoire, elle-même au fondement de crises pleinement emboîtées, à la fois écologique, sociale et politique. Il revendique le « lieu » (de vie, de ressources, de bien-être etc.) comme alternative fondamentale et entend à cette aune repenser (repanser) les relations que nouent les sociétés humaines, entre elles et surtout à l’écologie.

RECOLTE – Recueil d’initiatives foncières : Une plateforme internet permettant de diffuser et consulter des fiches expériences sur des projets fonciers menés à l’initiative ou avec le soutien des collectivités territoriales. Les fiches s’adressent à un large public, privilégiant une approche non-experte et pédagogique. Elles décrivent des actions foncières innovantes, offrant un panel diversifié de « possibles » pour protéger et valoriser les terres agricoles.

Les acteurs inspirants, qui contribuent à éclairer le projet

De plus en plus de sociologues, penseurs, philosophes, urbanistes, essayistes, s’interrogent et conceptualisent une nouvelle approche Urbanistique. Notre collectif devient une mise en pratique de ces théories, encore trop peu explorées concrètement.

  • Désastres urbains. Les villes meurent aussi. – Thierry Paquot.

Centres commerciaux, gratte-ciel, grands ensembles, sont emblématiques de la société productive, découverte de ces désastres urbains qui n’ont pour seule fonction que de rentabiliser des territoires désincarnés et interconnectés. L’auteur montre comment les grands ensembles urbains amplifient les déséquilibres sociaux, économiques et écologiques, et contribuent à l’enfermement et à l’assujettissement de leurs habitants.

  • La biorégion urbaine – Alberto Magnaghi

Biorégion urbaine: c’est l’ensemble des relations sociales, économiques et culturelles qui caractérisent les espaces à l’âge de la révolution urbaine. Le territoire, compris comme un système vivant naît et grandit. Il peut tomber malade, il peut mourir quand la relation de synergie est interrompue – nous parlerons alors de « crise des civilisations » – mais il peut aussi renaître.

  • L’exode urbain : Manifeste pour une ruralité positive – Claire Desmares-Poirrier

Quotidien éreintant, coûteux, incitations à la consommation omniprésentes, des liens sociaux superficiels, souvent bien loin de la vie que l’on a pu idéaliser… L’auteur nous invite à une prise de recul et une analyse de nos quotidiens urbains, pour un passage à l’action vers un mode vie plus durable, plus humain, plus rural.

Ici, la ruralité est moderne, connectée à la ville, dans une dynamique coopérative et intégrative des espaces de vie. C’est l’exode 2.0. Celui qui a pour but de générer un regain d’intérêt envers les campagnes, en changeant le regard qui est porté sur elles.

  • Le projet local. Manuel d’aménagement territorial – Alberto Magnaghi

Sur fond de mondialisation et à rebours des idées reçues, le lecteur est initié aux concepts de « patrimoine territorial » et « d’auto-développement local durable », il découvre l’épaisseur sémantique de l’aménagement du territoire à travers ses dimensions politique, anthropologique, écologique… en même temps qu’une vision concrète de l’utopie.

Associant théorie et exemples pratiques, cet ouvrage de référence constitue un précieux instrument de travail destiné tant aux architectes et urbanistes qu’aux citoyens.

Le projet local est un manifeste de planification du territoire. Plus qu’un ouvrage universitaire, il s’agit d’un engagement. Les thématiques qu’aborde Alberto Magnaghi sont principalement tournées vers la politique du territoire et sa transformation par le biais d’une conception raisonnée.

  • Le Manuel de la grande transition. Former pour transformer. – Collectif Fortes du Campus de la transition

70 enseignants chercheurs multidisciplinaires, explorent toutes les facettes touchant à la transition. Car ça n’est pas qu’une question environnementale qui est en jeu. Ils décrivent les causes et explorent les leviers d’actions individuels et collectifs.

  • L’art d’habiter la terre : la vision biorégionale – Kickpatrick Sale

Imaginons un monde structuré par la diversité culturelle et écologique, plutôt que par des paramètres nationaux et économiques. L’auteur offre ici une introduction magistrale au biorégionalisme – ce mode d’organisation alternatif de la société, à des échelles de territoires écologiquement salubres, avec des communautés attentives aux individus et des systèmes économiques renouvelables. Sale insiste notamment sur les répartitions naturelles de populations, les modes d’habitat et de soin des bassins-versants, ainsi que sur les propriétés communales et aux responsabilités de la terre. Cet ouvrage invite au développement réaliste de ces communautés biorégionales et des lieux où elles sont établies, afin de mettre en place une société propre à l’épanouissement social et écologique.

  • Energie et équité – Ivan Illich

Analyse des transports motorisés comme d’un service qui provoque au une dépendance accrue à leur égard et n’apparaît en réalité que comme un songe creux, une aporie, un sac de néant. Dans ce texte visionnaire, il établit les fondements de ce que sera la pensée écologique moderne.

Penseur de l’écologie politique, Ivan Illich met en garde ses contemporains contre la crise de l’énergie qui les menace et contre les dérives de la productivité galopante, incontrôlable et dévastatrice pour les structures sociales. Reproduit à l’échelle planétaire, ce modèle énergivore constitue une spirale infernale et aliénante tant sur le plan social que sur le plan environnemental.

  • Bernard Charbonneau ou la critique du développement exponentiel. – Daniel Cérézuelle

Pionnier de l’écologie politique et précurseur de la critique du dogme de « la croissance technique et économique indéfinie » : Le développement accéléré et l’abandon à l’ivresse de la puissance menacent non seulement la nature, mais aussi la liberté. 

Mais ce qui est le plus important, c’est de se rendre compte que sa pensée n’était pas recevable au moment où elle a été formulée et proposée.

  • La décroissance – Serge Latouche

Le terme « décroissance » est récent dans le débat économique actuel, même si l’idée a une histoire plus ancienne. Mais que désigne-t-il au juste ? Une inversion de la courbe de croissance du produit intérieur brut (PIB), indice statistique censé mesurer la richesse ? Ou la fin de l’idéologie de la croissance, c’est-à-dire du productivisme ? Si la croissance est une croyance en un progrès infini – pourtant chaque jour démenti par les ressources nécessairement limitées de la planète -, alors la décroissance est un gros mot, voire un blasphème. C’est pourtant cette idée qui permettrait de réenchanter le monde, non pas en substituant à la religion de la croissance une religion inverse, mais en retrouvant la dimension spirituelle, quoique laïque, de l’homme, lequel n’est pas qu’un homo oeconomicus. La décroissance, c’est cet art de vivre, un art de vivre bien, en accord avec le monde, un art de vivre avec art.

  • Ivan Illich & La société conviviale – Thierry Paquot

“La productivité se conjugue en termes d’avoir, la convivialité en termes d’être.” Illich fut une figure incontournable des débats intellectuels des années 1970. Implacable critique de la société industrielle, il a démontré qu’au-delà d’un certain seuil, les institutions se révèlent contre-productives. Il a dénoncé la tyrannie des besoins dictés par la société de consommation et mis en garde contre la dépendance exercée par les outils démesurés du capitalisme. 

Il oppose au productivisme et au culte de la croissance un art de vivre qui entremêle sobriété, simplicité et générosité. La société conviviale dessinée par Illich cherche à garantir l’autonomie et la créativité humaines.Design des territoires : L’enseignement de la Biorégion – L. Duhem et R. Pereira de Moura

La conscience du lieu – Alberto Magnaghi

Le projet local. Manuel d’aménagement territorial – Alberto Magnaghi

L’obsolescence de l’homme – Günther Anders

Réseau des territorialistes – Site web

Il faut rompre avec la ville productiviste – Thierry Paquot – PDF

Les Métropoles barbares : démondialiser la ville, désurbaniser la terre – Guillaume Faburel – Synthèse

Les métropoles barbares nous livrent un contrepoint universitaire rigoureux à la béatitude métropolitaine ambiante. L’ouvrage s’attache à nous dépeindre longuement et finement les limites sociales et environnementales des politiques métropolitaines et du néolibéralisme urbain.

Sur un ton engagé et soutenu, avec une écriture saillante mais parfois alambiquée que l’auteur amène le lecteur de manière pédagogique à déconstruire le modèle métropolitain pour sous-tendre in fine une alternative communaliste, anarchiste et biorégionale. Un vent contraire souffle de plus en plus fort sur le château de carte métropolitain. De nouveaux genres de mobilisation et leurs modes d’action renforceraient « l’obsolescence programmée des métropoles » et, dans un même temps, l’éclosion territorial de communs par une

biopolitique mineure de la transformation.

  • L’exode urbain : Manifeste pour une ruralité positive
  • L’âge des low-tech. Vers une civilisation techniquement soutenable – Philippe Bihouix
  • Retour sur la terre : 35 propositions – Pablo Servigne, D. Bourg, G. Chapelle, J. Chapoutot, P. Desbrosses, X, Ricard Lanata, S. Swaton
  • Où suis-je ? Leçons du confinement à l’usage des terrestres – Bruno Latour
  • L’arbre-Monde – Richard Powers

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